Accès à la puissance

Problématique d’accès à la puissance

La transition énergétique s’intensifie partout en Wallonie. L’électrification des usages (production renouvelable, mobilité électrique, parcs de batteries…) entraîne une forte hausse des demandes de raccordement électrique et d’augmentation de puissance.

Ces évolutions, combinées à la croissance des besoins des acteurs industriels et résidentiels, entraînent une hausse marquée de la demande en puissance. Malgré une anticipation par les gestionnaires de réseaux de cette augmentation, la vague de cette électrification a largement surpassé les projections.

Dans ce contexte, le réseau de transport d’électricité, exploité par Elia, n’est pas toujours en mesure de mettre à disposition toute la puissance nécessaire pour les raccordements à partir de 56 kVA.

Les problèmes d’accès à la puissance concernent les demandes de raccordement ou d’augmentation de puissance supérieures à 56 kVA pour les clients professionnels et industriels, dans les zones congestionnées.

Les ménages résidentiels, raccordés au réseau basse tension, ne sont actuellement pas concernés par cette problématique. 

Face au risque de congestion la priorité est donnée à un renforcement massif des infrastructures, d’abord sur le réseau d’Elia, afin d’augmenter durablement la capacité disponible. De son côté, ORES a fortement accéléré le rythme de ses investissements. Initialement, 2,1 milliards d’euros étaient prévus entre 2025 et 2029 pour le réseau électrique.  

Concevoir, autoriser et construire de nouvelles installations électriques nécessite cépendant plusieurs années. En parallèle, un cadre réglementaire relatif à la flexibilité a été adopté au niveau régional afin de faciliter l’accès à la puissance électrique dans un contexte de saturation du réseau. Ce cadre, instauré par le décret du 18 décembre 2025 relatif à la flexibilité en prélèvement, permet le déploiement progressif de solutions de puissance flexible au bénéfice des entreprises.

Ce dispositif vise à accueillir davantage de projets dans les zones sous contrainte, tout en garantissant la stabilité et la sécurité du réseau électrique. Concrètement, il introduit la possibilité pour les gestionnaires de réseau de proposer des raccordements flexibles, dans lesquels la puissance mise à disposition peut être modulée en fonction de l’état du réseau.

Dans les zones où une congestion est identifiée et où la puissance nécessaire n’est pas disponible pour un raccordement permanent, ORES analysera avec le client les différentes options de raccordement flexible.

En complément de ces mesures, le Gouvernement wallon a mis en place plusieurs groupes de travail réunissant les différents acteurs concernés afin d’identifier des solutions concrètes et innovantes pour améliorer l’accès à la puissance dans les zones contraintes. Ces échanges s’inscrivent également dans une réflexion plus large visant à préparer l’avenir, avec l’élaboration d’un nouveau cadre réglementaire (« Décret Flex 2 ») destiné à apporter des réponses durables aux défis de capacité du réseau électrique.

La congestion du réseau électrique désigne une situation où la demande en électricité atteint ou dépasse la capacité disponible du réseau dans une zone donnée.

Concrètement, si plusieurs utilisateurs sollicitent simultanément toute la puissance qui leur est attribuée, le réseau peut être saturé, comme lors d’un embouteillage. Cela peut entraîner des contraintes sur les nouveaux raccordements, des délais plus longs ou la nécessité de proposer des raccordements avec mise à disposition de puissance flexible. 

La congestion locale se situe au niveau du poste de transformation Elia alimentant le réseau de distribution d’ORES. Elle apparaît lorsque les prélèvements ou les injections d’électricité dépassent la capacité disponible à ce niveau du réseau. 

La congestion amont concerne les lignes du réseau de transport (Elia). Lorsqu’une congestion se produit en amont, elle réduit la capacité disponible au poste de transformation, ce qui peut limiter les possibilités de raccordement ou de puissance pour les utilisateurs raccordés en aval. 

En Wallonie, la situation varie selon les régions, mais plusieurs zones présentent déjà un risque élevé de congestion. Cela signifie que la capacité s’amenuise progressivement en raison de l’augmentation rapide des besoins en électricité et de la multiplication des demandes de raccordement.

La Belgique n’est d’ailleurs pas un cas isolé. Partout en Europe et dans le monde, l’électrification croissante des usages, le développement des énergies renouvelables, des centres de données, des batteries et de la mobilité électrique exercent une pression accrue sur les réseaux électriques.

Cette situation souligne l’importance d’agir simultanément sur plusieurs leviers : le renforcement des infrastructures, le développement de la flexibilité et la mise en place de nouveaux cadres réglementaires adaptés aux besoins futurs.

Raccordement flexible

La différence entre un raccordement permanent et un raccordement flexible réside dans les conditions de mise à disposition de la puissance par le réseau.

  • Raccordement permanent : la puissance demandée est toujours disponible, sans limitation ni modulation. C’est la solution classique.
  • Raccordement flexible : la puissance peut varier selon l’état du réseau, afin de limiter les congestions.

La puissance mise à disposition peut être mixte c’est-à-dire une composition de puissance permanente et de puissance flexible.

Pour analyser votre demande de raccordement et évaluer les possibilités offertes par le réseau, vous devrez fournir à ORES certaines informations relatives à votre activité et à votre consommation électrique. Il s’agit notamment du code NACE ainsi que des courbes de charge, qui permettent de mieux comprendre vos besoins en puissance.

Un raccordement flexible nécessite en outre l’installation, dans votre cabine, d’un système de contrôle de l’alimentation. Cet équipement permet à ORES de gérer à distance la puissance prélevée lors de périodes de modulation. Il constitue un élément essentiel au fonctionnement du raccordement flexible.

Non. Le contrat de raccordement avec mise à disposition de puissance flexible est une solution transitoire mise en place dans l’attente de la réalisation des investissements nécessaires sur les réseaux de transport.

Les contrats flexibles récemment approuvés par la CWaPE intègrent d’ailleurs une clause résolutoire assortie d’une échéance, garantissant leur caractère temporaire.

Le profil de charge permet à ORES de comprendre votre besoin en puissance, en fonction de votre activité, et de son évolution au cours de la journée, de la semaine et de l’année. Il constitue un élément essentiel pour déterminer la solution de raccordement la plus adaptée à votre projet, en tenant compte de la capacité disponible sur le réseau.

Il est déterminé soit à partir d’une bibliothèque de profils types proposée par ORES, basée sur les consommations d’entreprises du même secteur d’activité, soit sur la base de l’analyse de vos consommations quart horaires.

Pour le définir, vous devez fournir vos coordonnées, préciser la nature de votre projet (nouveau raccordement, modification, stockage d’énergie…), transmettre les informations techniques de l’installation (puissance demandée, schémas, conformité aux normes) et communiquer vos besoins en puissance sous forme de six profils horaires :

  • jours de semaine en hiver (janvier, février, novembre et décembre);
  • week-ends et jours fériés en hiver;
  • jours de semaine en intersaison (mars, avril, septembre et octobre);
  • week-ends et jours fériés en intersaison;
  • jours de semaine en été (mai, juin, juillet et août);
  • week-ends et jours fériés en été.

Lorsqu’une augmentation de puissance porte la puissance totale du raccordement au-delà de 250 kVA, ORES analyse les capacités disponibles du réseau.

La puissance existante conserve son caractère permanent, tandis que la puissance supplémentaire demandée peut être proposée sous forme de puissance flexible. Le raccordement se compose alors d’une partie permanente et d’une partie flexible.

Un rappel est envoyé par ORES un mois avant la date de fin de validité de l’offre.

Si l’offre de prix arrive à échéance ou si vous informez ORES de l’abandon de votre projet, le dossier est annulé. Le dossier est également caduc si le paiement n’est pas effectué dans le délai de validité de l’offre.

L’étude de détail est une démarche essentielle dans votre demande de raccordement, car elle constitue la seule étape engageante du processus. Elle permet à ORES d’analyser concrètement la faisabilité de votre projet, de définir une solution de raccordement adaptée et de préciser les coûts et délais réels. Concrètement, pour un même poste Elia, l’étude de détail garantit votre place dans la file d’attente des raccordements.

À l’inverse, l’avis préalable (traité uniquement dans le cadre des demandes d’injection) et l’étude d’orientation sont non engageants et fournis uniquement à titre informatif. Seule l’étude de détail lance officiellement votre demande de raccordement et tient compte de la situation réelle du réseau au moment de l’analyse, dans un contexte où la disponibilité de capacité peut évoluer rapidement.

L’étude de détail est obligatoire, payante et débute dès la réception du paiement des frais d’étude.

La transition énergétique s’intensifie partout en Wallonie. L’électrification des usages (production renouvelable, mobilité électrique, parcs de batteries…) entraîne une forte hausse des demandes de raccordement électrique et d’augmentation de puissance.

Ces évolutions, combinées à la croissance des besoins des acteurs industriels et résidentiels, entraînent une hausse marquée de la demande en puissance. Malgré une anticipation par les gestionnaires de réseaux de cette augmentation, la vague de cette électrification a largement surpassé les projections.

Dans ce contexte, le réseau de transport d’électricité, exploité par Elia, n’est pas toujours en mesure de mettre à disposition toute la puissance nécessaire pour les raccordements à partir de 56 kVA.

Les problèmes d’accès à la puissance concernent les demandes de raccordement ou d’augmentation de puissance supérieures à 56 kVA pour les clients professionnels et industriels, dans les zones congestionnées.

Les ménages résidentiels, raccordés au réseau basse tension, ne sont actuellement pas concernés par cette problématique. 

Face au risque de congestion la priorité est donnée à un renforcement massif des infrastructures, d’abord sur le réseau d’Elia, afin d’augmenter durablement la capacité disponible. De son côté, ORES a fortement accéléré le rythme de ses investissements. Initialement, 2,1 milliards d’euros étaient prévus entre 2025 et 2029 pour le réseau électrique.  

Concevoir, autoriser et construire de nouvelles installations électriques nécessite cépendant plusieurs années. En parallèle, un cadre réglementaire relatif à la flexibilité a été adopté au niveau régional afin de faciliter l’accès à la puissance électrique dans un contexte de saturation du réseau. Ce cadre, instauré par le décret du 18 décembre 2025 relatif à la flexibilité en prélèvement, permet le déploiement progressif de solutions de puissance flexible au bénéfice des entreprises.

Ce dispositif vise à accueillir davantage de projets dans les zones sous contrainte, tout en garantissant la stabilité et la sécurité du réseau électrique. Concrètement, il introduit la possibilité pour les gestionnaires de réseau de proposer des raccordements flexibles, dans lesquels la puissance mise à disposition peut être modulée en fonction de l’état du réseau.

Dans les zones où une congestion est identifiée et où la puissance nécessaire n’est pas disponible pour un raccordement permanent, ORES analysera avec le client les différentes options de raccordement flexible.

En complément de ces mesures, le Gouvernement wallon a mis en place plusieurs groupes de travail réunissant les différents acteurs concernés afin d’identifier des solutions concrètes et innovantes pour améliorer l’accès à la puissance dans les zones contraintes. Ces échanges s’inscrivent également dans une réflexion plus large visant à préparer l’avenir, avec l’élaboration d’un nouveau cadre réglementaire (« Décret Flex 2 ») destiné à apporter des réponses durables aux défis de capacité du réseau électrique.

La congestion du réseau électrique désigne une situation où la demande en électricité atteint ou dépasse la capacité disponible du réseau dans une zone donnée.

Concrètement, si plusieurs utilisateurs sollicitent simultanément toute la puissance qui leur est attribuée, le réseau peut être saturé, comme lors d’un embouteillage. Cela peut entraîner des contraintes sur les nouveaux raccordements, des délais plus longs ou la nécessité de proposer des raccordements avec mise à disposition de puissance flexible. 

La congestion locale se situe au niveau du poste de transformation Elia alimentant le réseau de distribution d’ORES. Elle apparaît lorsque les prélèvements ou les injections d’électricité dépassent la capacité disponible à ce niveau du réseau. 

La congestion amont concerne les lignes du réseau de transport (Elia). Lorsqu’une congestion se produit en amont, elle réduit la capacité disponible au poste de transformation, ce qui peut limiter les possibilités de raccordement ou de puissance pour les utilisateurs raccordés en aval. 

En Wallonie, la situation varie selon les régions, mais plusieurs zones présentent déjà un risque élevé de congestion. Cela signifie que la capacité s’amenuise progressivement en raison de l’augmentation rapide des besoins en électricité et de la multiplication des demandes de raccordement.

La Belgique n’est d’ailleurs pas un cas isolé. Partout en Europe et dans le monde, l’électrification croissante des usages, le développement des énergies renouvelables, des centres de données, des batteries et de la mobilité électrique exercent une pression accrue sur les réseaux électriques.

Cette situation souligne l’importance d’agir simultanément sur plusieurs leviers : le renforcement des infrastructures, le développement de la flexibilité et la mise en place de nouveaux cadres réglementaires adaptés aux besoins futurs.